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BRUNO PARMENTIER

Angers - Angers

Économiste, Enseignant-chercheur, Consultant, Auteur

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50 CONFÉRENCES PAR AN

Type intervention
    TYPES D'INTERVENTION
  • CONFÉRENCE SPECTACLE
Caractéristiques intervention
    CARACTÉRISTIQUES D'INTERVENTION
  • INSPIRANT
  • PROSPECTIF
  • STRATÉGIQUE
Langue intervention
    LANGUE D'INTERVENTION
    LANGUE
  • FRANÇAIS
  • ANGLAIS

BIOGRAPHIE

Bruno Parmentier est un consultant et un conférencier spécialisé dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation (AGRICULTURE, ALIMENTATION, FAIM DANS LE MONDE, DÉVELOPPEMENT DURABLE, RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE).

Sorti diplômé de l’école des Mines de Paris et de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, Bruno Parmentier se spécialise très rapidement dans l’économie du développement. Il travaille ainsi quatre ans au Mexique dans le cadre de projets liés au développement agraire et urbain. De retour en France, il travaille principalement pour le secteur de la presse (Centre de formation des journalistes) et de l’édition, en dirigeant et redressant financièrement successivement les Editions La Découverte puis les Editions du Cerf.

En 2002, il devient directeur général de l’école supérieure d’agriculture d’Angers. C’est à cette occasion qu’il se spécialise dans les questions liées à l’agriculture, à l’alimentation et au développement durable.

Spécialiste des questions liées à la nutrition, à l’alimentation et au développement durable, les conférences de Bruno Parmentier ont le mérite de soulever de nombreuses questions et de tenter d’apporter des réponses innovantes et respectueuses de l’environnement.

Il intervient aussi beaucoup dans le cadre d’émissions de radio et de télévision où son expertise est recherchée et appréciée.

Bruno Parmentier est l'animateur du blog : http://nourrir-manger.fr/ et l’auteur de trois ouvrages :

. Sur l’agriculture : Nourrir l’humanité, les grands problèmes de l’agriculture mondiale(Editions La Découverte 2007, édition de poche en 2009);
. Sur l’alimentation : Manger tous et bien(Editions du Seuil 2011) ;
. Sur la faim : Faim zéro, en finir avec la faim dans le monde (Editions La Découverte 2014).

INTERVENTIONS

INTERVENTIONS PHARES

  • Nourrir l'humanité sur une planète aux ressources déclinantes
  • Qu'est ce que "bien" manger ?
  • La faim aujourd'hui, comment, enfin, l'éradiquer ?
  • Agriculture, alimentation et réchauffement climatique
  • Quand on achète un produit, on achète le monde qui va avec !

RÉSUMÉS D'INTERVENTIONS

NOURRIR L'HUMANITÉ SUR UNE PLANÈTE AUX RESSOURCES DÉCLINANTES

Les progrés de l'agriculture ont été considérables depuis 50 ans. Ils ont permis de nourrir beaucoup mieux une population mondiale qui a plus que doublé. Mais 820 millions de personnes ont toujours faim, autant qu'en 1900, 1950 et 2000...

Il faut encore augmenter la production agricole mondiale de 70 %, pour faire face à l'agmentation de la population annoncée d'ici 2050 et permettre à davantage de personnes de manger de la viande et du lait, tout en limitant le gâchis.

Ce nouveau défi est rendu particulièrement difficile par le fait que nous allons devoir affronter les conséquences de nos inconséquences : réchauffement de la planète, perte de la biodiversité, épuisement des sols, raréfaction des ressources.

De plus l'agro chimie est de moins en moins acceptée par la population, et ses solutions marquent le pas.

Il faut donc passer d'une agriculture "tout chimie" à une agriculture "majoritairement écologique", une agriculture "écologiquement intensive".

Ceci nécessite un changement complet dans nos relations avec la terre : fin du labour, de la monoculture, du recours systématique aux pesticides, etc. Mais cela sera rendu possible par la conjontion, maintenant possible, des deux mondes émergents, ceux de la puissance du calcul et du génie de la vie, du silicium et du carbone.

Dorénavant on va couvrir le sol en permanence avec des mélanges de plantes, cultiver nos propres engrais et nos propres herbicides via des "plantes de service", élever nos propres insecticides via des "animaux auxiliaires", remettre des arbres partout, etc.

Pour en savoir plus, voir le blog du conférencier : http://nourrir-manger.fr/ 


QU'EST CE QUE "BIEN" MANGER ?

Nous voulons manger bien, et nous voulons manger tous, vaste programme ! Pour qui au fait ?

 Pour soi-même ? Suffisamment ? (Pour la moitié de la planète, ça veut dire… manger tout court !). Pas trop ? (Le nombre de gens en surpoids dépasse maintenant celui des affamés !). Pour ne pas s’empoisonner ? (Nous avons peur de tout : de grossir, des pesticides, des OGM, de la malbouffe, de l’étranger, de l’agro-industrie, de la grande distribution.). Pour vivre longtemps en bonne santé ? Pour se régaler ?

 Pour faire société ? Pour ne pas augmenter la faim dans le monde ? (Peut-on vraiment bien manger chez nous sans aggraver les problèmes là-bas ?). Pour créer de l’emploi et des solidarités locales ? (En achetant un produit, on achète la société qui va avec, près de chez nous, et aussi aux antipodes). Pour affirmer son appartenance à une culture ? (Nous sommes ce que nous mangeons, et cette activité est profondément culturelle).

 Pour la Planète ? Pour ne pas (trop) la réchauffer ? (L’agriculture et l’alimentation contribuent au tiers des émissions de gaz à effet de serre). Pour préserver ses ressources sans trop gâcher ? (Manger aujourd’hui sans piller, pour que les générations suivantes puissent, elles aussi, manger !).

Nous voulons à la fois manger goûteux, sûr, traçable, biologique, hallal, casher, naturel, local, équitable, énergétique, beau, abordable, simple, pratique, rapide, diététique, équilibré, varié, traditionnel, moderne, issu du terroir, exotique, etc. Et nous nous étonnons de ne pas y arriver !

Les femmes travaillent, comme les hommes, et on a donc inventé Findus et Carrefour pour pouvoir préparer un repas bon marché en 10 minutes, mais du coup « on ne sait plus ce qu’on mange »… et on retrouve du cheval dans nos lasagnes !

En définitive, pour les chrétiens européens, les écolos ont remplacé les curés dans le « magistère alimentaire » : on ne mange plus « comme Dieu veut », mais « pour être proche de la Nature ». Mais au fait, la Nature nous veut-elle vraiment du bien ?

N’y a-t-il pas énormément d’inconscient collectif derrière nos choix alimentaires ? Comment se transmet-il ? Pourquoi mange-t-on du porc et pas du chien, du bœuf mais plus de cheval, des escargots mais pas de sauterelles, etc. ? Pourquoi les américains avalent-ils sans sourciller des OGM et les européens n’en veulent pas ? Quel est la réalité, et l’avenir, du bio, de l’équitable et du local ? Est-il inéluctable de gâcher le tiers de la nourriture produite dans le monde ? Qu’est-ce que bien manger ? Pourrons-nous manger « tous et bien », durablement ? Que mangerons-nous dans 50 ans ?

Cette conférence peut être spécialement dirigée sur la problématique des gestionnaires de restaurants d'entreprise et de cantines (en particulier scolaires) : ce sont les premiers lieux d'apprentissage  de la citoyenneté. On y prend des habitudes pour la vie. On peut y réfléchir à nombre de grandes questions du XXIe siècle : santé, gâchis, réchauffement de la planète, solidarité régionale, et internationale, etc.

Pour en savoir plus, voir le blog du conférencier : http://nourrir-manger.fr/ 



LA FAIM AUJOURD'HUI, COMMENT, ENFIN, L'ÉRADIQUER ?

En 2018, on compte autant de personnes qui ont faim qu’en 2000 et qu’en… 1900, soit 820 millions. Toutes les dix secondes, un enfant continue à en mourir. En plus, 2 milliards de personnes sont encore malnutries : elles mangent toujours la même chose et se trouvent gravement carencées en vitamines, protéines ou éléments minéraux. Et dans le même temps l’obésité et la malbouffe font des ravages, et tuent dorénavant plus que la cigarette.

Cette situation se paye au prix fort : insécurité, guerres, piraterie, terrorisme, immigration sauvage, épidémies. La faim tue bien plus que les guerres… Pourquoi, alors qu’on a réussi en un siècle à nourrir 5 milliards de personnes supplémentaires, ne peut-on l’éradiquer ?

Aujourd’hui, la faim n’est plus fille de l’ignorance ou des incidents climatiques, mais de la cupidité, de l’incurie et de l’indifférence. Il s’agit d’un phénomène politique, et son élimination relève donc de l’action politique. 

Les gens qui ont faim, pour 80 % d’entre eux, habitent à la campagne et font profession de producteurs de nourritures : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs. Il ne s’agit donc pas de « nourrir les gens qui ont faim » en transportant entre les continents des millions de tonnes de nourriture volumineuse et périssable, mais « d’arrêter d’empêcher les petits paysans du monde de se nourrir eux-mêmes ».

Malgré le réchauffement de la planète et l’augmentation de la population, malgré l’accaparement des terres ou la production d’agrocarburants au détriment des aliments, les solutions existent pour que tous mangent à leur faim, dès lors que les États se décident à agir : « renutrition » d’enfants en danger de mort ; encouragement des techniques de productions agricoles agroécologiques, y compris dans la petite agriculture familiale ; soutien ciblé au revenu des mères de famille fragilisées ; promotion de nouvelles alliances public-privé ; mise en œuvre de nouvelles sources de financement pour les ONG, etc. On peut y arriver, si les citoyens, leurs organisations et leurs gouvernements reconnaissent la faim comme le principal problème que doit affronter l’humanité. 

Pour en savoir plus, voir le blog du conférencier : http://nourrir-manger.fr/ 

AGRICULTURE, ALIMENTATION ET RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

L'agriculture (et plus généralement l'alimentation) est triplement concernée par le problème du réchauffement climatique, car elle en est tout à la fois :

Victime : d’une part c’est probablement une des activités humaines qui va le plus souffrir des effets du réchauffement, lequel compromettra gravement son développement dans de nombreuses régions du monde.

Cause : d’autre part, c’est un paradoxe, elle est une des acteurs majeurs de ce réchauffement, car elle émet à elle seule entre 20 et 25 % des gaz à effet de serre d’origine humaine.

Solution : mais aussi c’est elle qui détient un des seuls outils que nous possédons pour contribuer à résoudre le problème : la réduction de la teneur en gaz carbonique via sa fixation dans les arbres et le sol.

Dans cette conférence très pratique et illustrée, on analyse en particulier dans le détail des contraintes qui vont croitre fortement : des cyclones plus violents, des canicules plus fréquentes, la disparition des deltas fertiles, l’avancée des déserts sur les savanes, la raréfaction de l’eau douce disponible, la plus grande fréquence des inondations, l’augmentation du risque sanitaire, la migration des cultures et la baisse des rendements de nombreuses cultures.

On passe alors en revue la liste des actions à mettre en œuvre aujourd’hui pour anticiper à temps, et continuer à produire malgré ces nouvelles contraintes, et en plus rendre de réels services à la société en fixant du carbone : entreprendre des travaux agro-environnementaux, manger moins de viande, surtout de ruminants, couvrir les sols en permanence, replanter des arbres partout, privilégier les cultures peu gourmandes en eau, en inventer de nouvelles, garder suffisamment de terres agricoles, stocker l’eau partout où l’on peut, améliorer l’efficacité de l’eau d’irrigation, et promouvoir une agriculture écologiquement intensive.

Et, bien entendu, le conférencier régionalise son propos, car les défis de Toulouse ne sont pas ceux de Metz ni ceux de Rennes.

Pour en savoir plus, voir le blog du conférencier : http://nourrir-manger.fr/ 


QUAND ON ACHÈTE UN PRODUIT, ON ACHÈTE LE MONDE QUI VA AVEC !

Quand on trie un par un ses fruits, pommes, puis prunes, et même cerises, pour n’acheter que des fruits « parfaits », on transmet le message suivant à l’arboriculteur : « je ne veux pas qu’une seule mouche se soit posé sur mon fruit », et donc on achète 3 passages de plus d’insecticides. Si on veut un monde sans pesticides, il faut le promouvoir. 

Quand on sacrifie aux promotions toujours plus fortes sur les prix des aliments sur lesquels les chaines de supermarchés se font une concurrence sauvage, du type « la caissette de 10 côtes de porc à quelques euros seulement », on achète de l’industrialisation de l’élevage, du mal-être animal, des salariés roumains dans les abattoirs, de la déforestation en Amazonie, et la disparition des élevages français au profit d’usines à viande de l’Europe de l’est.

Quand on s’efforce de dépenser toujours moins d’argent et de temps pour se nourrir, quand on réclame la baisse permanente du prix du ticket de cantine, on liquide l’agriculture et l’emploi dans sa région, et le maintien de sa santé coûte de plus en plus cher. Si nous voulons de la bonne nourriture produite chez nous, il faut la payer ! Ce n’est pas aux seuls agriculteurs de payer notre téléphone portable.

Quand on crie au scandale alimentaire, on ne réalise pas que la fréquence des scandales alimentaires ne mesure par la malhonnêteté et l’incompétence des acteurs de l’alimentation, mais l’efficacité de la police et le degré de mobilisation des citoyens, donc des journalistes et des politiques ! En 1950 on déplorait encore 15000 morts par intoxication alimentaire, aujourd’hui 300. C’est parce que la nourriture n’a jamais été aussi sûre que le moindre faux devient intolérable, et qu’on a de plus en plus de « scandales ». Et pendant ce temps-là, personne ne parle des « vrais » risques alimentaires : tabac, alcool et obésité en particulier.

Quand on mange beaucoup de viande et de légumes de contre saison, on réchauffe intensément la planète. Notre nourriture est la cause du tiers des émissions de gaz à effet de serre, plus que le transport ! En fait un végétarien qui roule en 4/4 réchauffe moins la planète qu’un carnivore qui roule en vélo !

Quand on gaspille de la nourriture, on ne prend pas conscience que le tiers de la nourriture produite sur la planète est jetée, 1,3 milliards de tonnes par an, alors que 830 millions de personnes ont faim. Concrètement un français jette 240 kilos de nourriture par an, un tiers « au champ », un tiers dans les circuits de l’industrie, la vente et le transport, 1/6 à la cantine ou au restaurant et 1/6 chez lui ! Comment s’organiser pour gâcher moins?

Quand on se laisse séduire par la publicité, on absorbe toujours plus de sel, de matières grasses, de sucres, d’énergie et on néglige fortement sa santé. Les produits allégés en sucre sont plein de matières grasses et inversement, et nous incitent à consommer toujours plus. L’agro-industrie fait le maximum pour ne pas nous informer. Et tous les régimes font… grossir !

Pour en savoir plus, voir le blog du conférencier : http://nourrir-manger.fr/ 


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